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Publié par Valentin LATIL

Le plateau céüsien, magique
Le plateau céüsien, magique

Le plateau céüsien, magique

Les "3C" ou Céüse, crochets et camalots

Un petit clin d'oeil discret au 9a des Galetas, dans le Verdon, sauf qu'ici au gaz et à l'ambiance vertigineuse des gorges, se substitue l'ampleur et l'étendue des sommets gapençais.

Je profite de cet article pour présenter la nouvelle équipe espoir FFCAM PACA, sous la tutelle d'Arnaud Petit et de Pierre-Olivier Blanc. Pendant deux ans, nous allons nous retrouver pour différents projets, entre rééquipement en trad' et ouverture de voies. Avec de gauche à droite : Nicolas Gay, Arthur Jourdan, Julien Ferrando, Pierre-Olivier Blanc, Théo Cartier, Arnaud Petit,  Tristan Roguiez, Valentin Latil, , Marion Pravin et Rémi Monari.

Le 1er rendez vous sera donc à Céüse. Au programme, grande voies en trad' et ouverture du bas. Je me décide pour partir dans "Natilik", une voie incontournable, que je rêvais de grimper depuis bien longtemps. Le détail, qui peut ne sembler qu'être un détail justement, c'est  mon compagnon de cordée qui m'a laissé faire la quasi intégralité de la voie en libre ! Or, le terrain d'aventure est un terrain vague pour moi. Vaguement expérimenté et sans jamais faire de vague, j'espère que je serais à la hauteur, sachant qu'un petit 6b+ en fissure évasée m'attend à la deuxième longueur. 

Et bien... je n'ai pas les mots pour décrire cette voie, si ce n'est un : unique. Elle ne ressemble à rien de ce que j'ai pu grimpé en grandes voies équipées. Des longueurs majeures, du crépis orangé par moments, plus lisse et maronné à d'autres, pour finir par une longueur sur de belles canelures grises. Sans oubllier LA longueur de Natilik, un ramping de l'espace qui finit sur un pas de 6b plein gaz ! Grosse ambiance dans la voie, qui au final est facilement protégeable. J'ai envi de reprenre le nom d'un 7b que j'ai fait cet été à Céüse et qui me semble riche de sens pour illustrer ma montée : ce fut une belle "scène de panique tranquille". De la panique, mais en douceur et que la beauté de la voie transcendera en adrénalise et en excitation. 

On est arrivé en haut, heureux comme jamais. Merci à Pierre-Olivier pour les encouragements, les photos et pour m'avoir supporté dans les longueurs dures où j'ai pu mettre un peu de temps parfois ! 

Rémi et Marion se sont également très bien débrouillés , si ce n'est mieux. De belles photos d'eux à la clé ! Et Rémi a bien géré la longueur crux en tête.

Le reste du groupe a quant à lui, équipé une longueur apétissante sur de grosses alvéoles en léger dévers dans un rocher surprenant pour Céüse. Du bas, ça avait l'air ultime, un bon 6b à prori !

Voilà pour cette 1ère journée, la suite plus bas ;)  

 

 

La nouvelle équipe au top ! Il lui manque un ,nom d'ailleurs

La nouvelle équipe au top ! Il lui manque un ,nom d'ailleurs

Quel gaz...

Quel gaz...

Marion,
Marion,

Marion,

« La queue du hareng »

Les yeux empourprés par la fatigue, les bras pendants et les jambes titubantes, le sommeil ne s’est pas fait attendre.

Le lendemain, rendez-vous au pied du chemin direct pour rejoindre à nouveau le secteur « Natilik ». Le programme sera l’ouverture d’une voie du bas, pendant qu'une autre cordée va réaliser la grande voie éponyme. Avec Théo et Tristan, nous avions repéré une ligne en proue sur un beau rocher gris-orangé. Du bas, le pilier n’avait pas l’air si facile, mais nous avons quand même tenté l’aventure.

Les dix premiers mètres semblant être les plus faciles, c’est moi qui m’attelle à l’équipement des premiers points de la longueur. Et mafois, je me suis bien cagué ! Equiper du bas requiert bien du sang froid.. et une lichouille d'expérience pour éviter de longs moments d'effrois. En d'autres termes, vu mon expérience sur le sujet, ça a été assez folklorique ! Le rocher était très compact et bien pourvu en trous et alvéoles. Que ce soit, Théo,, Tristan ou moi, les frayeurs ont été de mises. Mais, il n'y avait pas à dire, nous étions faire de notre longueur. D'ailleurs, nous lui avons déjà trouvé un nom : "La queue du hareng" ! Comprenne qui pourra, vous n'aurez qu'à aller y faire un tour après son ouverture pour tenter de percer le mystère.

Une expérience hors du commun, loin de mes journées de falaises à travailler des voies et des mouvements. Equiper à Céüse et sur un rocher aussi parfait, aussi pure, c'est une chance incroyable. Et, la preuve en image...

Certes, nos nerfs ont été mis à très rudes épreuves. Mais l'envie de continuer est désormais ancrée en nous. Equiper du bas, c'est jouissif et provoque presque un orgasme à retardement. Oui, car sur le moment, on serre les fesses entre coinceurs incertains et crochets à goutte d'eau !

Marion et Rémi ont repéré une autre ligne en fissure plus à gauche, qu'ils ont ouvert en mixte, avec seulement deux plaquettes. Apparemment, ce n'est pas si facile. Beau travail !

Pour finir, un énorme merci à toute l'équipe. Avec un super coach comme Arnaud, hâte d'être en Corse !! Rendez-vous à la Toussaint pour le prochaine épisode

Le trio marseillais à l'oeuvre
Le trio marseillais à l'oeuvre
Le trio marseillais à l'oeuvre

Le trio marseillais à l'oeuvre

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