Petits récits et photographies d'escalade
3 Juin 2014
Deuxième séjour à Céüse avec Théo et Amélie... L'ascension des 600 mètres de dénivelé quotidiens devient une simple formalité maintenant. Néanmoins, il faut bien reconnaître que certains matins la motivation était plutôt timide devant les "une heure de marche" à venir. Et puis, petit à petit, pendant la montée, on prend le rythme et c'est reparti !
Céüse[1]est certainement une des falaises faisant le plus parler d'elle internationalement. Et cette notoriété n’est pas sans raison. Dominant le massif gapençais, cette falaise se blottit à l’écart des routes et des grands sentiers. La marche d’approche unique et assez raide qui attends les grimpeurs chaque matin, réveille les derniers esprits un peu embrumés des soirées de la veille. Après une petite heure d’efforts – plus ou moins intense … – la belle barre rocheuse de Céüse apparait enfin, s’échappant des amas de pins en aplomb. On se retrouve alors face à un mur gris superbement lisse et homogène, rayé par des bandes ocres et maronnées, parfois même bleuâtres. En s’approchant, on devine plus précisément les trous sculptés sur cette roche si sobre, octroyant à la falaise l’un de ses attributs les plus frappants. Le pur style ici, reste le mur vertical ou légèrement déversant à petite prise, avec des classiques comme l’Ami Caouète (8a+), Berlin (7c) ou encore Black Been (8b). Plus accessibles, les voies Beau mouvement sur fonds bleu (7a+) ou Pourquoi pas (7a+) au secteur Un Pont vers l’Infini, s’accordent parfaitement au style céüsien.
Mais on ne peut parler de Céüse sans parler de la réalisation historique d’un de ses mythes : Biographie, un des premiers 9a+ de l’histoire de l’escalade, libéré par l’américain Chris Sharma en 2001. Depuis, elle ne cesse de faire rêver les grimpeurs du monde entier.
[1] ou Céüze pour d’autres de la région